Prototype Looters is the first result of a research led by the Collective LOOT in Shanghai about a specific practice in China: Industrial copy.

We have been interested in the particular story of the Feyue shoe , initially Chinese and purchased by French to be marketed in France. This change of ownership has caused a rise in the price of the shoe and so, a redirection to a wealthier clientele, ranging from the little Chinese worker to the French hipster. In response to this, we can find today in Shanghai the French Feyue counterfeit at the price of the Chinese Feyue, constituting a sort of «  fake real shoes ».

 

 

From this anecdote, we have established a temporary workshop on the top floor of a building located in the Shanghai business district with a simple goal : to produce the necessary amount of counterfeit Feyue to reach the value of a French Feyue, about 35 pairs. And to give back its authenticity to the shoe we have worked from the first original sole, objects and materials found in small shops located at the building base, and also scrap coming from different worksites in the neighborhood. However, the work has become holidays, and worksite shoes some beach flip-flops. It is a change that has allowed us to integrate a new concept to the almost Chinese craft that we produced : the capitalization of beach phenomenon as a guideline for our products.

 

We consider the Feiyue brand as duty free on Chinese territory, accepting the industrial copy practice as well as crafts. We would like now to formalize some of these prototypes in patenting a brand currently already patented.

Prototyp Looters est le premier résultat d'une recherche menée par le collectif LOOT à Shanghai sur une pratique propre à la Chine : la copie industrielle. Nous nous sommes intéressés à l'histoire particulière de la chaussure Feyue, d'origine chinoise puis achetée par des français pour être commercialisé en France. Ce changement de propriétaire a provoqué une hausse du prix de la chaussure et par incidence une redirection vers une clientèle plus aisée, allant du travailleur chinois peu fortuné au hipster français. En réaction à cela, nous pouvons trouver aujourd'hui à Shanghai des contrefaçons de chaussures Feyue française au prix d'une chaussure d'origine chinoise, constituant en quelque sorte de "fausses vraies chaussures".

 

A partir de cette anecdote, nous avons établi un atelier temporaire au dernier étage d'un immeuble situé dans le quartier des affaires de Shanghai avec un objectif simple : produire la quantité nécessaire de Feyue de contrefaçon pour atteindre la valeur d'une Feyue française, soit environ 35 paires. Et pour rendre son authenticité à la chaussure, nous avons travaillé à partir de la première semelle d'origine, d’objets et de matériaux trouvés chez les petits commerçants situés au pied de l'immeuble, ainsi que de rebuts provenants des différents chantiers du quartier. Cependant le travail est devenu vacance, et les chaussures de chantier des tongs de plage. C'est un changement qui nous a permis d'intégrer un concept nouveau à l'artisanat presque chinois que nous avons produit : la capitalisation du phénomène de plage comme ligne directrice de nos produits.

 

Nous considérons la marque Feyue comme libre de droit sur le sol chinois, en acceptant la pratique de la copie industrielle au même titre que l'artisanat. Nous souhaitons dorénavant officialiser certains de ces prototypes en brevetant une marque actuellement déjà brevetée.

Prototyp Looters, 2016

220x200cm, Feiyue sole, construction materials

Collective LOOT