Going to the club is a photographic display that attempts to recreate the joy and fervor of the Oruro Carnival by using an artifice that could come from amateur cinema. The photograph is a blend of various elements borrowed from other photographs to create a composition on a green background, which would eventually be just a setting.

 

During the presentation time, a ultrasound system turns caña alcohol into steam and propels it in the front of the image at various frequencies, thus truncating its visibility. The photograph has so different levels of reading, from perfectly visible to very difficult to identify.

 

This is a deviation game that I have observed during this famous carnival, where the dancers, at the end of their very framed procession, break away from the tradition to go to the club and dance to American’s contemporary choreography, while they still wear their authentic costumes. This gap appeared to me as a hole in the western vision of exoticism. Going to the club tells the story of this leak.

Going to the club, 2015

80x60x14 cm, wood, water, photography, caña alcohol, ultrasound system

Going to the club est un dispositif photographique qui tente de retranscrire la liesse et la ferveur du carnaval d'Oruro avec l'utilisation d'un artifice qui pourrait provenir du cinéma amateur. La photographie est un assemblage d'éléments empruntés à d'autres photographies pour créer une composition sur fond vert, qui ne serait finalement plus qu'un décor.

Le temps de l’accrochage, un système à ultrasons transforme de l'alcool de caña en vapeur et la propulse devant l'image à différentes fréquences, tronquant ainsi sa visibilité. La photographie a donc différents niveaux de lecture, allant du parfaitement visible au très difficilement cernable.

 

C'est un jeu d'écart que j'ai observé lors de ce fameux carnaval, où les danseurs, après avoir été au bout de leur procession très cadrée, se détachent de la tradition pour aller en club et danser sur des chorégraphies contemporaines américaines, tout en étant encore accoutrés de leurs costumes authentiques. Ce décalage m’est apparu comme une faille dans une certaine vision de l'exotisme que l'on se fait en Occident. Going to the club raconte l'histoire de cette fuite.