Cactus Moto Club, 2015

35x35x50cm, ceramics, wax, varnish, mosaic, plaster, motorcycle helmet

Cactus Coto Club could be the totem of an empirical experiment made in Brazil within the CMC, an accumulation of all the objects that formed the setting for this scene worthy of an American road movie. At that time, I wrote this text:

 

"It's nice to hang out with the members of the Cactus Moto Club. Drink shots, debauch girls, make the engines hum and talk about contemporary ceramic around a campfire. I was lucky enough to stay with them for a while, during a turbulent and drunken trip. We had crossed the southern half of Brazil. I particularly remember one night with the old J., for whom the grave is built today. We have traveled many kilometers under a terrible heat, the one that could make die of thirst the Difunta Correa. Alcohol, which had become the new fuel for the Club, made him confess to me. He was sweating whiskey, so that you could have a full glass filled if you put your glass under his chin. With this so beautiful manner the Brazilians have to make  their teeth dance and their tongue roll, he sang me these words:

 

- «You know Ben, I sincerely think I feel as much pleasure riding my Harley 70 'during a bloody trip as when I was in front of a work by Johan Creten for the first time ...»

Cactus Moto Club pourrait être le totem d'une expérience empirique réalisée au Brésil au sein du CMC, une accumulation de tous les objets qui ont formé le décor de cette scène digne d'un road-movie américain. J'avais écrit à l'époque ce texte :

 

"Il fait bon trainer avec les membres du Cactus Moto Club. Boire des coups, débaucher des filles, faire ronronner les moteurs et parler céramique contemporaine autour d’un feu de camp. J'ai eu la chance de les fréquenter un petit temps, celui d'une virée mouvementée et arrosée. Nous avions traversé la moitié sud du Brésil. Je me souviens particulièrement d'un soir avec le vieux J., pour qui la sépulture est édifiée aujourd'hui. Nous avions parcouru des kilomètres sous une chaleur effroyable, à en faire crever de soif la Difunta Correa. L’alcool, qui était devenu le nouveau carburant du Club, l'avait amené à se confesser à moi. Il transpirait le whisky, si bien que l'on aurait pu se resservir un verre plein si l'envie nous venait de poser notre verre sous son menton. Avec cette façon si belle qu'ont les Brésiliens de faire danser leurs dents et rouler la langue, il me chanta ces quelques mots :

 

- «Tu sais Ben, je crois sincèrement éprouver autant de plaisir en chevauchant ma Harley 70' lors d'une putain de virée que la fois où je me suis retrouvé devant une œuvre de Johan Creten pour la première fois… »